En portage salarial, vous êtes salarié au régime général de la Sécurité sociale. Vos droits à congé maternité ou paternité sont identiques à ceux d’un cadre en CDI : 16 semaines minimum pour la maternité d’un premier ou deuxième enfant, 25 jours calendaires pour la paternité, indemnités journalières plafonnées à 104,02 € brut par jour en 2026. La société de portage gère intégralement les démarches avec la CPAM et la subrogation.
Nouveauté majeure : la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026 crée un congé supplémentaire de naissance, accessible depuis le 1er juillet 2026. Chaque parent peut désormais prendre 1 ou 2 mois supplémentaires, indemnisés à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. Ce guide détaille ce qui change concrètement pour les consultants en portage attendant un enfant en 2026, comment anticiper l’impact sur votre trésorerie, et les démarches précises à effectuer auprès de votre société de portage.
Ancien banquier privé, j’ai accompagné pendant plus de 10 ans des cadres, dirigeants et indépendants dans la gestion et l’optimisation de leur patrimoine professionnel.
Fort de cette expertise, et après une expérience en portage salarial, j’ai fondé Coq Portage avec une conviction : il est possible d’allier accompagnement humain, optimisation financière sur mesure et conformité totale.
Le portage salarial vous confère le statut de salarié cadre au sens du Code du travail, régi par la convention collective IDCC 3219. À ce titre, votre société de portage cotise chaque mois aux branches maternité et paternité de l’Assurance Maladie, exactement comme n’importe quel employeur classique. Vos droits sont donc identiques à ceux d’un salarié en CDI, sans aucune décote liée à la nature de votre activité de consultant.
Pour percevoir les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) maternité ou paternité, vous devez remplir deux conditions cumulatives. Première condition d’affiliation : être inscrite à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date présumée d’accouchement (10 mois pour les congés débutant avant le 20 août 2026). Seconde condition d’activité : avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire brut sur les 6 mois précédant le congé, ou avoir travaillé au moins 150 heures sur les 3 derniers mois.
Concrètement, pour un consultant en portage actif sur plusieurs missions cumulant un brut équivalent à un mi-temps SMIC, ces conditions sont remplies sans difficulté. La société de portage transmet automatiquement à la CPAM les attestations de salaire nécessaires.
L’IJSS est calculée à partir du salaire journalier de base : somme de vos 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25 (soit 3 mois × 30,42 jours). Le salaire pris en compte est plafonné au Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS), fixé à 4 005 € en 2026. Une déduction forfaitaire de 21 % est ensuite appliquée pour la CSG et la CRDS.
Résultat en 2026 : l’indemnité journalière maximale est de 104,02 € brut par jour avant déduction CSG/CRDS, soit environ 97 € net. Pour un consultant gagnant 4 000 € bruts mensuels en portage, l’indemnité couvre l’essentiel du revenu. Au-delà de 4 005 € bruts/mois, le plafond IJSS écrête la prestation et un complément employeur peut être prévu par la convention collective.
Les durées légales du congé sont strictement définies par le Code du travail et n’ont pas évolué en 2026 sur le congé classique. Seule la nouveauté LFSS 2026 (traitée plus bas) ajoute un dispositif supplémentaire.
Pour un premier ou deuxième enfant : 16 semaines au total, soit 6 semaines de congé prénatal et 10 semaines de congé postnatal. À partir du troisième enfant : 26 semaines, dont 8 prénatales et 18 postnatales. En cas de jumeaux : 34 semaines (12 + 22). Pour triplés ou plus : 46 semaines.
Une période de repos incompressible de 8 semaines est obligatoire, dont 6 semaines minimum après l’accouchement. L’employeur (ici votre société de portage) ne peut en aucun cas vous faire travailler pendant cette période, sous peine de contravention de 5e classe. Vous pouvez en revanche reporter jusqu’à 3 semaines de prénatal vers le postnatal sur prescription médicale.
Depuis la réforme du 1er juillet 2021, le congé de paternité et d’accueil de l’enfant est de 25 jours calendaires pour une naissance simple (32 jours pour naissances multiples). Sa structure est précise :
Le congé paternité est ouvert au père, au conjoint, partenaire de PACS ou concubin de la mère, sans condition d’ancienneté. Vous devez informer votre société de portage au moins 1 mois avant la date de début souhaitée (15 jours en cas d’enchaînement direct des deux périodes fractionnables).
La grande nouveauté 2026 sur les congés parentaux est la création d’un congé supplémentaire de naissance, accessible depuis le 1er juillet 2026 pour tous les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026. Ce dispositif vient s’ajouter (et non remplacer) au congé maternité ou paternité classique.
Chaque parent dispose d’un droit individuel à 1 ou 2 mois supplémentaires, à prendre dans une certaine fenêtre temporelle après la naissance. Cumul possible entre les deux parents : jusqu’à 3 mois auprès de l’enfant si les deux parents activent ce nouveau droit. Pour un consultant en portage qui souhaite être présent les premiers mois de son enfant, cela représente une opportunité significative.
Contrairement aux congés maternité et paternité indemnisés par les IJSS, le congé supplémentaire de naissance est indemnisé de façon dégressive :
Pour un consultant en portage avec un salaire net mensuel de 4 000 €, le premier mois de congé supplémentaire représente donc 2 800 € de revenu de remplacement. C’est moins qu’un mois complet d’activité, mais nettement plus que les périodes sans IJSS qu’un indépendant en SASU ou micro-entreprise subit habituellement entre deux missions.
Vous devez informer votre société de portage 1 mois à l’avance (15 jours en cas d’enchaînement direct avec un autre congé). Coq Portage transmet ensuite le dossier aux organismes compétents. Le décret d’application complet précisant toutes les modalités (notamment les périodes de prise) est attendu courant 2026.
L’anticipation administrative et financière reste la clé d’un congé serein. En portage salarial, la majorité des démarches est gérée par votre société, mais quelques étapes vous incombent directement.
Pour la maternité : dès la déclaration de grossesse (avant la fin du 3e mois), transmettez le certificat médical à votre société de portage et à votre CPAM. Le congé prénatal doit débuter 6 semaines avant la date présumée d’accouchement (sauf report dérogatoire). Votre société de portage envoie une attestation de salaire (formulaire S3201) à la CPAM dès le début du congé prénatal.
Pour la paternité : informez votre société de portage au moins 1 mois avant la date de début souhaitée. Après la naissance, transmettez à la CPAM la copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant ainsi que l’attestation de salaire fournie par la société de portage.
L’IJSS est plafonnée à 104,02 €/jour brut en 2026, soit environ 3 000 € bruts mensuels maximum. Pour un consultant en portage facturant un TJM élevé (1 500 € par exemple), le revenu habituel net peut atteindre 8 000 € mensuels — l’écart avec les IJSS peut donc être significatif.
Trois leviers pour absorber cet écart : (1) la réserve financière prévue par la convention collective IDCC 3219, qui constitue mécaniquement un matelas de lissage ; (2) l’épargne personnelle sur les mois précédant le congé ; (3) les éventuelles indemnités complémentaires de votre prévoyance collective (à vérifier avec votre société de portage). Pour modéliser l’impact précis sur votre trésorerie, utilisez notre simulateur de salaire.
En SASU, vous êtes assimilé salarié et donc éligible aux mêmes IJSS, sous réserve d’avoir cotisé. En micro-entreprise (auto-entrepreneur), les indemnités maternité sont nettement plus faibles et soumises à des conditions de revenu strictes : si vos revenus annuels sont inférieurs à 10 % du PASS, les IJSS sont calculées sur cette base réduite. Le portage évite ce piège en consolidant un salaire de référence stable et calculable.
Vous attendez un enfant ou planifiez de l’accueillir prochainement ? Trois étapes pour sécuriser votre congé en portage :
1. Vérifiez votre éligibilité aux IJSS en consultant votre relevé de cotisations Ameli (compte ameli.fr).
2. Estimez votre indemnité journalière prévisionnelle via notre simulateur de salaire en intégrant vos trois derniers bulletins.
3. Prenez rendez-vous avec notre équipe pour valider votre dossier, anticiper la déclaration auprès de la CPAM et planifier la trésorerie de la période.
Identique à un salarié classique : 16 semaines pour le 1er ou 2e enfant (6 prénatales + 10 postnatales), 26 semaines à partir du 3e, 34 semaines pour jumeaux, jusqu'à 46 pour triplés. Un repos incompressible de 8 semaines s'applique, dont 6 minimum après l'accouchement. Vous pouvez reporter jusqu'à 3 semaines de prénatal vers le postnatal sur prescription médicale.
L'indemnité journalière maximale est de 104,02 € brut par jour en 2026 (environ 97 € net après CSG/CRDS), soit jusqu'à 3 000 € bruts mensuels. Elle est calculée sur la moyenne de vos 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25, dans la limite du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (4 005 €). Au-delà, certaines conventions collectives prévoient un complément employeur.
C'est un dispositif créé par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026, accessible depuis le 1er juillet 2026 pour tout enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026. Chaque parent dispose d'un droit individuel à 1 ou 2 mois supplémentaires, indemnisés à 70 % du salaire net le 1er mois et 60 % le 2e. Le cumul entre les deux parents peut atteindre 3 mois auprès de l'enfant.
Oui, le congé paternité classique reste à 25 jours calendaires (32 pour naissances multiples) depuis sa réforme du 1er juillet 2021. Il comprend 3 jours de congé de naissance payés par l'employeur, 4 jours obligatoires consécutifs indemnisés par la CPAM, et 21 jours fractionnables à prendre dans les 6 mois suivant la naissance. Le congé supplémentaire de naissance LFSS 2026 s'ajoute à ce dispositif sans le remplacer.
L'IJSS est plafonnée à 104,02 €/jour brut en 2026, soit environ 3 000 € bruts mensuels maximum. Si votre salaire habituel en portage dépasse ce montant (cas fréquent pour les hauts TJM), l'écart n'est pas compensé par la Sécurité sociale. Les leviers pour absorber cet écart : la réserve financière de la convention IDCC 3219, votre épargne personnelle, et les éventuelles garanties complémentaires de votre prévoyance collective.