Coq Portage | Société de portage salarial
Reprendre une activité de conseil après avoir liquidé sa retraite est parfaitement légal, encadré, et de plus en plus courant. Le portage salarial en est l’un des véhicules les plus simples : pas de structure à créer, pas de comptabilité, un contrat de travail et des bulletins de paie.
Encore faut-il savoir dans quel régime de cumul vous vous situez, parce que les deux qui coexistent n’ont rien à voir. L’un vous autorise à facturer sans aucune limite. L’autre plafonne vos revenus et peut réduire votre pension si vous dépassez. Et à compter du 1er janvier 2027, un troisième jeu de règles entre en vigueur pour toutes les pensions liquidées à partir de cette date. Cette page fait le tri, avec les montants 2026.
Pour comprendre comment se construisent vos droits en amont, voir notre page portage salarial et retraite.
👉 Une seule pension non liquidée, y compris étrangère, suffit à vous faire basculer en cumul plafonné.
Le cumul emploi-retraite est ouvert à tout retraité qui perçoit une pension et souhaite reprendre une activité. La question n’est donc pas de savoir si vous y avez droit, mais dans lequel des deux régimes vous tombez.
Le cumul intégral, aussi appelé cumul libéralisé, suppose trois conditions cumulatives : avoir atteint l’âge légal de départ, avoir liquidé la totalité de vos pensions de base et complémentaires, françaises comme étrangères, et bénéficier du taux plein. Si les trois sont réunies, vous cumulez vos pensions et vos revenus de portage sans aucun plafond.
Le cumul plafonné s’applique par défaut dès qu’une de ces conditions manque : liquidation avec décote, pension étrangère non liquidée, départ avant l’âge légal dans un dispositif particulier. Vos revenus restent alors encadrés.
Un préalable vaut pour les deux régimes : le service d’une pension suppose une cessation d’activité préalable. Pour un salarié, cela signifie une rupture effective du contrat de travail, une sortie des effectifs et un bulletin de sortie, avant la reprise sous un nouveau contrat. En portage salarial, cette séquence est simple à organiser, mais elle doit être réellement matérialisée, pas simulée.
La différence ne porte pas seulement sur le plafond : elle porte aussi sur ce que vos cotisations vous rapportent.
Le plafond retenu est le plus favorable des deux suivants :
Deux précisions qui évitent des erreurs courantes. D’abord, ce plafond porte sur le total pensions plus revenus d’activité, pas sur les seuls revenus de portage : si vous percevez 2 200 € de pensions, il ne vous reste que 716,85 € de salaire brut mensuel avant dépassement. Ensuite, le montant de 2 916,85 € est figé pour toute l’année civile : la revalorisation du SMIC intervenue au 1er juin 2026 ne le modifie pas.
Pour convertir un plafond de brut mensuel en tarif journalier et en nombre de jours facturables, utilisez notre calculateur de TJM : c’est le raisonnement le plus utile quand vous êtes plafonné.
Ces plafonds ne s’appliquent pas au portage salarial, mais ils expliquent pourquoi beaucoup de retraités s’y trompent en comparant les statuts. Ils sont exprimés en fraction du plafond annuel de la Sécurité sociale, fixé à 48 060 € en 2026.
Un retraité qui bascule d’un statut à l’autre change donc aussi de plafond, et pas dans un sens toujours intuitif.
Le dépassement n’annule pas votre pension et ne constitue pas une fraude. Votre retraite de base est simplement réduite à hauteur du montant excédentaire, et peut être suspendue si l’écart est important, jusqu’à ce que vos revenus repassent sous le seuil.
La règle appliquée aujourd’hui est une réduction euro pour euro, et elle le reste tant que le décret d’application de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 n’est pas publié.
C’est aussi la raison pour laquelle le suivi mensuel du total pensions plus revenus n’est pas une formalité : personne ne le fait à votre place, et la régularisation intervient toujours après coup.
L’article 102 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, réécrit entièrement le dispositif. Le critère bascule de la durée d’assurance vers l’âge de l’assuré, avec trois paliers.
Le seuil du deuxième palier n’est pas fixé. Les travaux préparatoires évoquent un montant de l’ordre de 7 000 € bruts par an, repris dans les débats parlementaires, mais il n’a aucune valeur réglementaire à ce jour : le décret n’est pas publié à l’été 2026. Un projet de texte a été soumis à consultation, prévoyant notamment des dérogations pour certaines professions, mais rien n’est arrêté. Méfiez-vous des pages qui présentent ce montant comme acquis.
En contrepartie de ce durcissement, le délai de carence de six mois en cas de reprise chez le dernier employeur est supprimé, pour le cumul plafonné comme pour le cumul intégral. Cette suppression est elle aussi suspendue à la publication des textes.
Le point décisif : cette réforme n’est pas rétroactive. Elle ne vise que les assurés dont la première pension de retraite de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Toutes les situations de cumul ouvertes avant cette date restent régies par les règles actuelles, sans limite de durée.
Deux consultants du même âge, avec la même carrière, peuvent se retrouver sous deux régimes différents pendant plusieurs années selon que leur première pension prend effet le 1er décembre 2026 ou le 1er février 2027.
Le premier conserve un cumul intégral sans plafond jusqu’à la fin de son activité. Le second, s’il a moins de 67 ans, entre dans le régime d’écrêtement.
Si vous êtes dans cette zone d’âge et que vous envisagez une activité en portage, la question à instruire n’est pas « quand est-ce que je m’arrête », mais « quand est-ce que ma pension prend effet ».
Le cumul emploi-retraite ne fait l’objet d’aucune autorisation préalable, mais il suppose une séquence rigoureuse.
Si vous vous reconnaissez dans le profil du retraité qui reprend quelques missions par an, ou du cadre senior en transition, notre page portage salarial pour les seniors et les retraités détaille les arbitrages propres à chaque situation.
Cumul intégral ou plafonné, date d’effet optimale, séquence de cessation et de reprise : ces éléments se vérifient en une heure sur pièces, et une erreur sur l’un d’eux se paie pendant des années. Parlons-en avant que vous ne signiez.
Oui, si vous relevez du cumul intégral, c'est-à-dire si vous avez atteint l'âge légal, liquidé toutes vos pensions et obtenu le taux plein. Sinon, le total de vos pensions et de vos revenus d'activité est plafonné à 2 916,85 € bruts par mois en 2026, ou à la moyenne de vos trois derniers salaires si elle est plus élevée.
Trois conditions cumulatives ouvrent le cumul intégral : avoir atteint l'âge légal, avoir liquidé la totalité de vos pensions de base et complémentaires, y compris étrangères, et bénéficier du taux plein. Il suffit qu'une seule manque pour basculer en cumul plafonné. Vérifiez votre relevé de carrière consolidé tous régimes avant de vous engager sur une mission.
Vous cotisez dans tous les cas, le portage étant un contrat de travail. En cumul intégral, ces cotisations ouvrent depuis le 1er septembre 2023 une seconde pension, liquidable une fois votre activité définitivement cessée, plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 2 403 € par an en 2026. En cumul plafonné, elles n'ouvrent aucun droit nouveau.
Votre pension de base est réduite à hauteur du dépassement, et peut être suspendue tant que vos revenus n'ont pas repassé le seuil. Il ne s'agit pas d'une sanction, mais d'un ajustement, qui reste appliqué euro pour euro tant que le décret d'application de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 n'est pas paru.
Aujourd'hui oui, un délai de carence de six mois s'applique en cas de reprise chez le dernier employeur. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit sa suppression, mais celle-ci reste suspendue à la publication des textes réglementaires. Prudence donc si votre premier client de portage est votre ancien employeur.
Non. Elle ne concerne que les assurés dont la première pension de retraite de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Si votre pension a pris effet avant cette date, vous restez sous le régime actuel, sans limite de durée.
Non. Ce montant provient de l'étude d'impact et il est repris dans les débats parlementaires, mais le décret d'application n'est pas publié à l'été 2026. Un projet de texte a été soumis à consultation, prévoyant des dérogations pour certaines professions. Tant que le décret n'est pas paru, aucun seuil n'a de valeur réglementaire.
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